La transparence et l’information donnée aux citoyens sont les clés pour permettre au grand nombre d’exercer sa souveraineté. La démocratie participative effective est à ce prix. Et cette semaine, à l’occasion de deux réunions en préfecture, l’une sur la montagne de déchets et l’autre sur les nuisances occasionnées par l’aéroport, nous avons pu mesurer le chemin qu’il reste pour certains à parcourir.

Première réunion lundi 14 novembre au matin, comité de suivi dont j’ai déjà parlé. Cette fois ci, des chiffres nous  sont fournis, et les relevés que nous avons faits ne sont pas contestés. Il n’empêche : l’A.R.S. (Agence Régionale de Santé) se sent obligée de minimiser les risques du sulfure d’hydrogène (H2S) en nous présentant des seuils de dangerosité moindres que ceux de l’Inspection du Travail !

Réunion jeudi 17 novembre au matin, concernant le nouveau plan d’exposition au bruit (PEB). Il est fait état, à juste titre, de la difficile compréhension entre les délimitations de territoires différents pour le PGS (plan de gêne sonore), et le PEB. On pourra être indemnisé dans une zone de gêne sonore sans être dans celle d’exposition au bruit. Il est vrai que nous autres, élus, avons tout fait pour élargir au maximum le territoire permettant d’aider les travaux d’isolation phonique des propriétés riveraines de l’aéroport. Il y a plus gênant : certaines zones sont toujours incluses sous la trajectoire d’une piste fermée, la piste 1, dont l’Etat jure qu’elle ne sera pas réouverte. Alors, pourquoi la faire figurer dans ce plan d’exposition au bruit ? L’avenir d’Orly ne peut être débattu que dans la transparence et les volontés affichées des uns et des autres, sans cachotteries ni démagogie.