Stop à l’égoïsme communal !
Par Joseph Rossignol, lundi 28 novembre 2005
Il n’est ni juste, ni admissible que de nombreuses communes de la région parisienne, souvent les plus riches, bafouent ouvertement la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain), adoptée et mise en place depuis maintenant 5 ans !
Les événements tragiques de l’été dernier n’ont apparemment pas marqué les esprits.
Rappelons-le, les incendies meurtriers de ces cinq derniers mois ont entraîné la mort de 50 personnes dont 36 étaient des enfants. De plus, la multiplication des expulsions orchestrées par Nicolas Sarkozy, suite à sa demande de recensement « des immeubles insalubres et des squats», aggravent et amplifient la montée en puissance de la crise du logement.
Comment peut-on encore nier l’existence du problème ?
En effet, un nombre toujours trop important de villes en Ile-De-France n’ont toujours pas atteint les 20% de logements sociaux imposés par la loi SRU. Les communes de plus de 3 500 habitants (1 500 en Ile-de-France), situées dans les agglomérations de plus de 50 000 habitants, doivent prendre des dispositions pour faciliter la réalisation de ces logements en vue d'atteindre, à long terme, cet objectif de 20%.
Les moins de 5% de logements sociaux à Neuilly-sur-seine, Saint-Maur, Vaucresson, La Celles-Saint-Cloud et bien d'autres villes encore marque un déséquilibre majeur qui nous enfonce dans la crise de l'immobilier en région parisienne.
L'égoïsme et l'hypocrisie doivent cesser. Nous devons nous attacher à résoudre la crise du logement dont sont victimes des centaines de milliers de foyers déjà touchés par d’autres aspects de la pauvreté (chômage, maladies...).
C’est pourquoi il est désormais nécessaire de se mobiliser et de s'unir contre les maires « hors la loi ».
Le 12 octobre dernier, je me suis engagé auprès du collectif « les maires au nom de la loi SRU » afin de dénoncer 188 communes qui ne respectent pas ce pourcentage qui n'est pas un plafond mais bien un plancher. Ces villes, en n'appliquant pas le principe énoncé, participent à la fragilisation et à la stigmatisation d'une classe sociale dont on voudrait trop se débarrasser.
Sur le Val-de-Marne, les villes de Périgny (0%), Ormesson-sur-Marne (0,4%), Saint-Maur des Fossés (5,5%), Vincennes (6,4%), Le Perreux sur Marne (6,9%), Marolles en Brie (7%), Villecresnes (7,2%), Mandres les Roses (7,3%), Saint-Mandé (8,2%), Santeny (8,2%), Noiseau (9%), Rungis (9,1%), Sucy-en-Brie (9,4%), Nogent-sur-Marne (10,9%), Bry-sur-Marne (11,8%), Le Plessis Trévise (18,5%), ne respectent pas la Loi Solidarité et Renouvellement Urbain.


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