Chers amis cachannais, dans une commune de gauche,
Chers amis val de marnais, dans un département de gauche,
Chers amis franciliens, dans une région de gauche,
Chers amis, dans l'espoir d'une France de gauche dimanche soir,

Oui, il faut que Ségolène gagne, car nos politiques sociales et environnementales territoriales ne trouvent pleinement leurs sens qu'accompagnées de mesures nationales

Oui, Il faut gagner dimanche, face à cet homme qui dit « n'ayez pas peur », tant il est conscient qu'il fait peur, en éteignant toute lueur d'espoir pour les plus démunis :

Je l'ai entendu parler des sans-papiers de Cachan, hier au soir, oubliant au passage que beaucoup des mille de Cachan étaient en situation régulière sur notre territoire, simplement privés de logement comme beaucoup en France, parlant d'immigration choisie à des gens pour qui l'émigration n'est pas choisie, lorsque l'on sait qu'ils sont 10 000 ces africains morts depuis 5 ans parce qu'ils cherchaient à quitter leur pays, lorsque l'on sait qu'ils sont 60 millions d'africains qui devront se déplacer d'ici moins de 20 ans à cause de la sécheresse.
Je l'ai entendu railler Ségolène et les socialistes solidaires de Jean-Yves Le Bouillonnec essayant de trouver une solution acceptable pour ces familles désemparées, et je n'ai vu là moi, dans cette solidarité qu'humanité pour ces familles de la part du président du conseil général Christian Favier, et de l'ensemble des élus de gauche de ce département.
Cette solidarité avec Sarkozy s'il était élu, il faudrait l'exercer encore plus. Allons-nous accepter d'interdire la scolarisation des enfants des sans-papiers ? Voilà la méthode Sarkozy : l'association Réseau Education Sans Frontière est trop populaire, et bien puisqu'on ne peut dissoudre RESF, supprimons son objet. Et bien je suis persuadé que, comme le prône le candidat que je soutenais au premier tour, nous serons nombreux à faire preuve de désobéissance civile en scolarisant ces enfants malgré tout, tout comme il nous faut dès aujourd'hui le faire en refusant d'accorder des subventions aux écoles privées qui nous les réclament, où qu'elles soient situées – autorisées par cette récente loi de droite du moment que les élèves scolarisés dans leurs établissements habitent notre commune.

Quant aux salariés, le candidat des détenteurs de stocks-options a été clair : ou tu as le stock, ou si tu es mal payé tu as l'option. Et l'option c'est que tu travailles plus pour gagner plus, et plus longtemps.

Mais c'est à notre mode d'enseignement qu'il s'en est le plus pris. Aujourd'hui, l'école ne doit plus servir qu'à diffuser le savoir, avec des enfants respectueux de leur maître, bien encadrés, sportifs. Qu'importe que la tête soit bien faite, ce qui compte c'est qu'elle soit bien pleine et que surtout l'élève n'apprenne pas à dire non. D'ailleurs, à quoi cela sert de dire non ? Il n'y aura plus de référendum, il l'a dit, en prenant pour exemple l'Europe : on modifiera sans le consentement du peuple qui s'est déjà exprimé sur le sujet les institutions.

M Sarkozy veut que les élèves soient récompensés au mérite.
Mais quel est son mérite, à lui, en matière d'écologie ?
Il ne veut pas discuter du nucléaire (remarquez : vu hier au soir ses connaissances sur le sujet on peut le comprendre) Les Programmes des candidats ont été jugés et notés par l'Alliance pour la Planète, ce regroupement des associations écologistes.
Celui de Ségolène Royal a obtenu la note remarquable de 16/20, prenant en compte sa volonté de moratoire sur les OGM, de débat sur l'EPR, d'aide et de protection des pays du Sud, ses objectifs HQE dans la totalité du parc immobilier public. Autant d'éléments dans son programme qui ont contribué à cet accueil favorable de la part des écologistes et qu'ils n'ont pas retrouvé dans le programme de Nicolas Sarkozy, mauvais élève qu'ils ont noté 8/20.

A écouter cet homme, on se dit que son utilitarisme va conduire à apprendre à nos enfants à ne compter que jusqu'à deux : un deux, un, deux , un deux. A vouloir ainsi les faire marcher au pas, lui qui était opposé à ce que la France exerce son droit de veto par rapport à l'Irak, on ne s'étonne pas qu'il s'en prenne à la mauvaise graine des soixante-huitards : quel mauvais exemple pour lui qui préfère les bruits de botte à celui des baskets. (Tu as encore des baskets Gluksman ? on ne t'entend plus).

Mais il est vrai qu'à cette époque, les jeunes avaient envie de trouver sous les pavés, la plage. Alors le syndicaliste que je reste, le maire de banlieue que je suis, dit à Mr Sarkozy qu'il se méfie : Sous le goudron de la Bastille, il reste les pavés.

Mais s'il arrivait à éteindre toutes les lumières, je dis comme le disait Jaurès, que je veux bien marcher quelques temps dans les ténèbres avec les socialistes, car je sais qu'ils sont capables de rallumer tous les soleils de toutes les planètes.

Mais rien n'est joué, et dimanche soir, j'espère bien avec vous battre le pavé à la Bastille, l'adversaire trop arrogant et sûr de sa victoire pourrait connaître à ses dépens le soleil d'Austerlitz.

C'est déjà convaincus qu'il nous faut convaincre encore pendant trois jours, comme nous le faisons à Gauche Citoyenne, chers amis, pour une France à gauche et que dimanche soit un bon soir !