La candidate de la gauche, que j'ai soutenue sincèrement pour le second tour, a souligné l'importance d'une recomposition politique sur de nouvelles bases, préoccupation dont je ne peux qu'être solidaire. Mais l'urgence de cette recomposition ne doit pas faire oublier la profondeur du débat qui doit la précéder et la clarté des positions qui doivent en sortir. La nouvelle donne imposée par les liens créés avec l'UDF de François Bayrou (qui n'est pas pour déplaire à Dominique Strauss Khan, partisan d'une révolution social-démocrate) ne doit pas faire oublier nos idées fondamentales. A mon sens, et alors que j'ai toujours été opposé au bipartisme, notre gauche doit être celle de la refondation sociale et du développement durable.

De son côté, la gauche alternative n'a pas non plus été en mesure de convaincre. Son éparpillement, l'absence de lisibilité de son discours, sa difficulté à imposer ses thèmes, pourtant centraux et déterminants (altermondialiste, mode de développement, Europe…) ont largement contribué à la faiblesse de son résultat. Les assises qui se tiendront à l'automne dans la perspective d'un nouvel espace politique à gauche seront un moment déterminant pour la gauche alternative. Elle y jouera même son avenir : parvenir à s'unir et à rassembler, là est l'enjeu.

A Limeil-Brévannes, nous pouvons nous féliciter de la victoire de la gauche. Avec 51,15% pour Ségolène Royal, et une participation particulièrement élevée, c'est pour nous un succès ; même s'il ne doit pas faire oublier la tendance nationale. La campagne pour les législatives et l'élection du député de notre circonscription doit maintenant être notre priorité électorale.

Alors que l'action locale se poursuit et s'amplifie, alors que de nombreux projets vont sortir de terre dans les mois à venir, la gauche brévannaise, comme à son habitude, continuera à résister aux injustices et à construire pour l'avenir.