La Poste : un service public à défendre (mais pourquoi ?)
Par Joseph Rossignol, mercredi 16 mai 2007
Notre futur Président de la République s'est clairement positionné sur la question des services publics : pour lui, pas question de développer de nouveaux secteurs pourtant nécessaires (petite enfance, énergies...), au contraire. Alors que nous avons prouvé qu'il pouvait être rentable de garder dans le giron public la gestion de certains services à l'échelle nationale (eau, électricité) comme locale (restauration scolaire, entretien), Nicolas Sarkozy a fait part de sa volonté de ne pas remplacer un départ à la retraite de fonctionnaire sur deux. Voilà qui ne devrait pas déplaire aux patrons prestataires de services habitués à travailler avec l'Etat, dont un certain nombre sont amis de l'ancien ministre de l'intérieur.
Notre futur Président de la République s'est clairement positionné sur la question des services publics : pour lui, pas question de développer de nouveaux secteurs pourtant nécessaires (petite enfance, énergies...), au contraire. Alors que nous avons prouvé qu'il pouvait être rentable de garder dans le giron public la gestion de certains services à l'échelle nationale (eau, électricité) comme locale (restauration scolaire, entretien), Nicolas Sarkozy a fait part de sa volonté de ne pas remplacer un départ à la retraite de fonctionnaire sur deux. Voilà qui ne devrait pas déplaire aux patrons prestataires de services habitués à travailler avec l'Etat, dont un certain nombre sont amis de l'ancien ministre de l'intérieur.
Mais le sujet plus spécifique que je souhaitais aborder est celui de La Poste. Les dysfonctionnements du service public postal ont déjà été abordés à plusieurs reprises dans le Castor (journal municipal), les brévannais étant particulièrement familiers des erreurs de distribution, attente aux guichets, délais d'acheminement et autres problèmes liés aux orientations prises par la direction de l'entreprise. La grande tendance est en effet de favoriser les services commerciaux, jugés plus rentables, au détriment de la distribution. Effet garanti : + 42% de bénéfices pour La Poste en 2006. Mais l'objectif premier de cette entreprise est-elle de faire du bénéfice ? Pardon, la question n'est pas là, où avais-je la tête...
Pour en ajouter à cette situation, la direction nationale a choisi de supprimer les recours aux CDD, sous prétexte de lutter contre la précarisation de l'emploi. Argument louable, s'il était sincère. Car la préoccupation principale est en fait de diminuer les moyens consacrés aux remplacements des agents en congés, et ce plus particulièrement pendant la période estivale. Les dommages collatéraux, considérés comme mineurs par la direction de La Poste, étant la fermeture de bureaux, pendant plusieurs semaines dans certains cas. Le service en pâti ? Les usagers vont être mécontents ? Tout cela converge vers un même objectif : discréditer La Poste pour justifier l'ouverture à la concurrence. Comment expliquer l'existence d'un service public s'il devient inefficace ? Acquis à cette idée, les citoyens ne pourront que cautionner la privatisation complète de La Poste. Ce schéma, déjà testé maintes fois en France comme dans tous les pays d'Europe, est redoutable d'efficacité (pour le coup). Saisi par le syndicat Sud PTT, de même que tous mes collègues Maires du Val de Marne, sur cette question, j'ai adressé un courrier au directeur départemental de la Poste, dont vous trouverez plus bas une copie.
Je ne manquerai pas de vous tenir au courant des suites données à cette affaire, mais nous pouvons déjà nous douter qu'il y aura matière à batailler...
Cliquez sur ce lien pour consulter le courrier adressé à la direction de La Poste du Val de Marne



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