Un deuxième tour qui appelle une analyse
Par Joseph Rossignol, mardi 19 juin 2007
Alors que s'achève la longue séquence électorale 2007, il convient de tirer certains enseignements tant à l'échelle locale que départementale et nationale.
A Limeil, quelle défaite ?
Alors que j'avais appelé à voter pour Roger Gérard Schwartzenberg au second tour, je ne peux me satisfaire de sa défaite. Avec 18.171 voix contre 18.309, le candidat de la gauche rate sa réélection à 148 bulletins. Mais une étude rapide des chiffres nous donne des indications claires pour l'avenir :
- Tout d'abord Limeil-Brévannes, où notre candidat recueille 52,29%, s'offre une progression par rapport à 2002.
- Ensuite à Boissy où, alors qu'il était le suppléant de Gonzalez, le Maire UMP doit encaisser un désaveu puisque la gauche enregistre un score de 55,58%, soit 217 voix de plus par rapport à 2002.
- A Villeneuve-le-Roi où Gonzalez, qui est chez lui, distance de seulement 39 voix son adversaire. Cela laisse espérer que nous puissions reprendre la ville en 2008, à condition que nos amis socialistes, communistes et alternatifs acceptent de travailler ensemble intelligemment.
Ces constats positifs ne peuvent faire oublier la défaite de Roger Gérard Schwartzenberg, mais ils prouvent qu'un travail local permettra de changer la donne et qu'un espoir réel existe pour la gauche sur la circonscription.
Dans le département, quel statu quo ?
Dans le Val-de-Marne, nous faisons figure de vilains petits canards puisque nous sommes la seule circonscription à changer de couleur politique. Alors que l'équilibre est préservé (avec 3 PS, 1 PC et 8 UMP), le glissement de notre député de la gauche vers la droite ne changera pas fondamentalement la donne. En ce qui nous concerne, le canton de Limeil-Brévannes / Boissy St Léger ne semble pas en péril, ce qui, dans la perspective du renouvèlement du Conseil Général l'an prochain, est pour le moins rassurant.
Dans le pays, quelle vaguelette ?
Alors que chacun redoutait le caractère azuré de la vague des législatives, tout au plus aurons nous constaté une vaguelette bleu aquarelle. La gauche progresse en nombre de sièges, le PCF limite la casse et les Verts préservent leur représentation à l'Assemblée. En effet, souvenons-nous qu'en 2002, après la réélection de Jacques Chirac, la toute nouvelle UMP avait réussi le tour de force de rafler une large majorité des sièges. Tour de force que Nicolas Sarkozy aura vainement tenté de renouveler.
La tâche de nos députés sera de démontrer qu'il n'était pas vain de voter pour eux et qu'une résistance parlementaire de gauche est en mesure d'être à la hauteur des espoirs qu'elle a créée. Pour ma part, je pense que la refondation de la gauche qualifiée de reconstruction sociale est l'urgence des mois à venir.



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